Quelques machines ont suivi la première (l'A310 il me semble), tout a évolué en restant compatible mais à l'inverse des compatibles PC, l'architecture de la machine et en particulier de son processeur est une merveille : la compatibilité n'a donc pas nui aux performances (comment ça, conflit d'IRQ??). Sont donc sortis l'A440, l'A3000 (puis 3010 et 3020), l'A4000, l'A5000, si je ne me trompe pas (à vérifier) utilisant les processeurs ARM2, ARM250, ARM3 et les systèmes Arthur puis RISC OS 2, 3 , 3.1. Il existe même un portable dit A4.
Sont ensuite sortis les Risc PC, qui ont poussé la modularité du système vers le matériel : on peut remplacer la carte processeur en quelques secondes, ajouter un second processeur (x86 par exemple). Puis l'A7000 a vu le jour. Il s'agit d'une version simplifié et peu coûteuse du RPC, qui perd son évolutivité. Si les RiscPC ont été munis par défaut d'un ARM 610 puis 710, c'est aujourd'hui le StrongARM qui est le processeur par défaut.
C'est Castle Technologies Limited
qui construit et distribue sous licence les acorn (dont les versions évoluent
continuellement), mais ils ne sont pas les seuls sur le marché!
De nombreux projets ont émergé après la fermeture d'Acorn,
et certains ont vu le jour. On peut donc espérer pouvoir acheter très
bientôt un clone d'Acorn, doté d'un processeur ARM7500 et d'un
bus PCI. Ses spécifications sont très intéressantes et
son prix abordable. Consultez le site de RiscStation
plus obtenir des renseignements plus précis. À ce jour, les spécifications
ne devraient plus trop bouger et comprennent :
Pour le plaisir une photo de la bête, dont vous pouvez admirer les autres versions chez RiscStation

Les possibilités graphiques sont étendues et RAPIDES. Un Risc PC
600 traite ses informations graphiques 6 fois plus rapidement qu'un PC muni d'un
i486DX2-66. Tout est
d'ailleurs configurable, vous pouvez créer le mode graphique qui vous convient
le plus à l'aide de deux ou trois clics souris : hop une nouvelle résolution
! Les possibilités de cette machine sont limitées par la taille
de la VRAM (Video Random Access Memory) rapide qui est extensible à 2Mo
: il y a de la marge. Vous pouvez, si votre moniteur le permet, grimper jusqu'à
1600x1200 sans problème et sans créer de mode spécial. Moniteur
13' déconseillé. On commute entre ces modes quand on en a envie,
sans rebooter, ni quitter les applications, comme
sur certains systèmes...
Les capacités sonores sont étendues : 8 voix 8 bits logarithmiques
et, actuellement pour les nouveaux modèles Risc PC, 4 voix 16 bits (et
dire que certains sont fiers de leur sound blastmachine (tm)).
Pour info, sachez aussi que les processeurs ARM ne sont pas utilisés seulement
par ACORN mais dans tous les domaines de pointe. Par exemple, dans le portable
à reconnaissance de caractères Newton d'Apple, dans la console multimédia
truc chose tridioh (3DO. C'est un ARM610 qu'il y a dedans [entre
autres, car il y a aussi plein de copros dédiés]. Sachez de même
que la 3DO a un SE multitâche (si, si!) conçu par le créateur
du système de l'Amiga, et que c'est bien dommage que ce ne soit qu'une
console et non pas une bécane avec clavier, et tout et tout : ah, le pied...).
Il est notament utillisé par Texas Instruments ou encore Sharp et construit
par VLSI ou encore DEC (Cf StrongARM).
On pourra d'ailleurs bientôt voir ce dernier dans les stations internet
ou Network Computers développées
conjointement par Oracle et Acorn. Wyse, Boundless
Technologies et Apple pour son prochain Newton sont aussi convaincus.
Le Risc PC600 a donc un environnement graphique WIMP. Pour comparer sur des critères arbitraires, sachez que l'aspect des fenêtres et boîtes de dialogue est très évolué : fond texturé, look 3D. Bien, c'est pas nouveau, (quoique, pour certains...) mais ce qui étonne celui qui n'a jamais touché à d'autres environnements graphiques similaires, c'est la possibilté de bouger les fenêtres en bloc. C'est-à-dire que lorsque vous voulez déplacer une fenêtre, elle se déplace. Vous avez une option qui inhibe cette possibilté et qui permet de simuler un PC sous windows ou GEM, quand les machines n'avaient pas assez de puissance pour effectuer ce déplacement, il y a 10 ans (comment, ça existe encore ?).
Bref c'est un exemple, qui montre que tout est pensé en fonction de l'utilisateur (on déplace une fenêtre généralement pour voir ce qu'il y a dessous, pas pour afficher un rectangle fantôme), sans tout autant le lui imposer (option désélectionnable). Presque tout est pensé de la sorte dans la machine. Ainsi, dans un Risc PC, il est possible de placer un second processeur, au hasard un 486, et hop dans une fenêtre apparait un second ordinateur.
Si demain sort le mégaARM j'enlève la carte processeur et je la remplace par la nouvelle (c'est fait depuis fin 1997, et mon StrongARM tripote son cache à 287MHz, si, si ! Pour info, le passage de 202 à 287 MHz représente environ 42%. Les performances des applis que j'ai compilées en C on augmenté...de 42% ! Soit un ratio de 1. Impressionnant n'est-il pas? ). Cela existe déjà chez d'autres constructeurs de stations, mais en micro personnelle, on ne voit pas ça souvent. Certains pourront rétorquer "overdrive", mais s'ils ont utilisé un 486, au hasard bien sûr, sur leur carte 286, qu'ils m'appellent, je les décorerai (un 486 sur une carte mère 286, et pourquoi pas un échange standard moteur de BMW série 3 sur une 2CV ?). Je précise que les Archimèdes achetés en 1989 existent encore, fonctionnent encore, qu'ils sont encore utilisés car ils ont été bien conçus et que le manque de puissance, ne le nions pas, est TRES LARGEMENT pallié par la qualité des logiciels et de leur conception. Ben oui, inutile d'avoir 30Mips sous le capot si on utilise un veau dessus.
(et depuis un moment, désolé du peu de mises à jour!)
Le StrongARM,
qu'est-ce ?
Les quelques renseignements que je possède n'ont pas une fiabilité
à toute épreuve. Tant pis, je me permets de les partager : le processeur
ARM610, par exemple, est fabriqué dans une technologie 0,6 microns,
ce qui est dépassé en 1995, pour une UC. Cette caractéristique
interdit de bénéficier des derniers raffinements en matière
d'horlogerie : un ARM610 de base est, en 1995, cadencé à 33MHz (ce
n'est pas la seule raison). L'intérêt du RISC (cf. la page de G.
Blanchet) est de bénéficier, entre autres, d'un processeur
à cycle court, donc, de nos jours, bien plus de 33MHz. Un autre problème
: l'ARM est été conçu pour consommer très peu (vraiment
très peu) et une partie de cette artillerie limite sa montée en
fréquence.
Voilà pour ARM.
D'un autre côté, nous avons une petite entreprise que vous connaissez peut-être...DEC. Un accord passé entre DEC et ARM a donc donné naissance à une nouvelle version du processeur, nommé StrongARM. Quelle différence ?
Le StrongARM est fabriqué par DEC en technologie 0,35 microns, ce qui est le top en 1996 pour nous autres gens du peuple. La réduction de la taille des pistes implique une réduction du temps de transit, donc un temps de cycle plus court : le StrongARM fonctionne à partir de 100MHz jusqu'à des fréquences supérieures à 200Mhz (233 pour l'instant, fin 1996), le mien est poussé sans problème à 287MHz.
Les prévisions de 1995 indiquaient que l'on pouvait espérer une multiplication par trois de la puissance de calcul du système en remplaçant un ARM 710 à 40Mhz par un StrongARM à 200Mhz. En effet, la fréquence d'horloge du StrongARM est cinq fois celle de l'ARM 710, le pipe-line passe à cinq niveaux au lieu de trois, le coeur du processeur est nettement optimisé pour certaines instructions, deux caches de 16Ko chacun remplacent l'unique cache de 8Ko. Toutes ces améliorations doivent néanmoins être atténuées par la structure de la machine avec son bus à 16Mhz.
Ces estimations étaient fausses ! Le gain en vitesse est actuellement estimé à six, parfois moins, souvent plus, sous le système RISC OS. Cette différence énorme (100% d'erreur tout de même), et ce malgré l'absence de cache de second niveau, est due à la densité du code des applications et en particulier du système. Les développeurs font en effet encore bon usage de routines écrites en assembleur, et n'utilisent pas, pour la plupart, d'outils de développement puissants, certes, mais dinosauresques quand à leurs besoins à l'exécution.
Copyright et tout, 1995-2003 Stanislas Renan (sauf mention © sur certaines photos)